La promession, un concept funéraire alternatif écologique


Dans un souci de respect de l’environnement, nombre de pays se tournent vers des funérailles plus écologiques telle que la promession. Cette nouvelle technique, aussi appelée lyophilisation, s’appuie sur la désagrégation du corps précédemment plongé dans l’azote liquide. La poudre obtenue est ensuite placée dans une urne funéraire écologique qui peut être incinérée ou enterrée.


Un procédé mis au point en Suède

C’est le docteur Suzanne Wiigh-Mäsak qui a développé ce procédé en 1999, en Suède. Le corps du défunt est tout d’abord congelé une dizaine de jours à -18 °C. Il est ensuite plongé dans l’azote liquide à -196 °C, ce qui va le fragmenter et le rendre très friable. Placé sur une table vibrante, le corps se réduit progressivement en poudre et un puissant aimant permet de récupérer les résidus métalliques (appareillages dentaires ou chirurgicaux).
La promession en France est une pratique aujourd’hui interdite, la réglementation et la jurisprudence n’autorisant que l’inhumation ou la crémation.

Les avantages de la promession

La promession est présentée comme une méthode 100 % écologique et semble être une solution pour faire face à la surpopulation dans les cimetières.
• Pas de rejets nocifs dans l’atmosphère
• Les métaux sont récupérés et recyclés
• Les résidus placés dans une urne biodégradable se transforment en compost au bout de 10 à 12 mois

Si la Suède, la Corée du Sud ou l’Afrique du Sud possèdent déjà leurs « promatoriums », d’autres pays comme les USA ou le Canada s’y intéressent. D’ici quelques années, la promession deviendra sans doute une pratique courante pour dire adieu à nos morts.